Contre la privatisation de la Mut

18/01/2020
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Ce lundi 18 janvier de midi à 14h au 124 rue d'Alembert, un rassemblement s'organise en soutien aux salarié-e-s de la Clinique mutualiste, en lutte contre la marchandisation de la Santé.

Rappelons que depuis octobre 2020, le groupe privé Doctegestio a racheté le Groupement Hospitalier Mutualiste de Grenoble. Une très mauvaise nouvelle pour la santé mutualiste à but non lucratif dans l'agglomération grenobloise, sans dépassement d'honoraires, ouverte à toutes et à tous...

Voici l'appel à rassemblement :

"Lors du transfert en octobre de la gestion du GHM à DOCTEGESTIO par AESIO-ADREA, DOCTEGESTIO n’a pas mis un seul € dans la gestion du GHM...pire, il vient de décider que le GHM lui verserait chaque année des frais de siège d’un montant d’environ 1,5 M€.

DOCTEGESTIO et son PDG, M. BENSAID veulent exercer un contrôle total sur le GHM : les salarié.es souffrent des méthodes managériales, des décisions prises sans concertation, des pressions subies...

Plusieurs salariés, dont des cadres et des médecins, ont déjà démissionné. A terme, la gestion de DOCTEGESTIO met en péril la qualité des soins du GHM et l’accès de tous aux soins.

En appui à la préemption des murs du GHM par la Métropole de Grenoble.

La vente des murs du GHM pour 50 M€ à ICADE-Santé, l’associé de DOCTEGESTIO dans l’affaire, n’est tou- jours pas conclue.

Si la Métropole préempte, avant le 21 janvier, c’est à dire achète à la place d’ICADE à un prix non-surévalué (les 2 autres repreneurs proposaient 35 M€), le GHM sera hors des appétits financiers.

Les vendeurs, AESIO-ADREA et les mutuelles de la SCIMI (Société Civile Immobilière des Mutuelles de l’Isère), propriétaires des murs du GHM, ne pourront pas dissoudre la SCIMI et faire main basse sur les 19 M€ prélevés depuis plus de 15 ans sur les loyers payés par le GHM et stockés dans les fonds propres de la SCIMI.

Ces 19 M€ doivent revenir au GHM et non enrichir des mutuelles qui ont mis moins de 1 M€ dans la création de la SCIMI. Et la préemption empêchera aussi DOCTEGESTIO de toucher sa commission d’agent immobilier de 2,5 M€ (5 % de la transaction) auprès d’ICADE. DOCTEGESTIO est toujours une société déclarée « agences immobilières – code APE 6831Z » et non une société qui exerce dans la santé.

En appui à l’action judiciaire qui sera engagée d’ici 2 à 3 semaines.

De très nombreuses irrégularités ont été commises par AESIO-ADREA et la MFI pour mettre en œuvre le transfert de la gestion du GHM à 2 pseudo-mutuelles totalement contrôlées par DOCTEGESTIO, société à but lucratif. Ainsi, de fait, depuis le 9 octobre 2020, le GHM n’appartient plus à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS).

L’action judiciaire que nous allons mettre en œuvre, avec un avocat spécialiste de ce secteur, a pour objectif de casser ces décisions illégales et de réintégrer le GHM au sein de l’ESS."

 

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Rappelons que le groupe Doctegestio promet que le GHM restera un établissement de santé privé à but non lucratif (ESPIC), mais il ne s'agit que d'une promesse.

Peut-on se fier à Doctegestio pour tenir ses promesses ?

Voici la réaction du collectif d'usagers et d'usagères qui lutte contre la privatisation de la Clinique mutualiste :

 

 

 Pour télécharger le bulletin d'adhésion et de soutien, c'est ici.

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Pour s'opposer à la privatisation des Cliniques mutualistes de Grenoble et exiger la vente à une structure à but non lucratif, une pétition a été lancée. Elle rassemble déjà plus de 15 000 signatures.

Pour signer cette pétition, c'est ici.

Voici le texte de la pétition :

"Le groupement Hospitalier Mutualiste (GHM) qui comprend la Clinique Mutualiste des Eaux Claires, la clinique d’Alembert, le Centre Daniel Hollard, premier centre privé non lucratif de cancérologie de la région, et la clinique de Chartreuse à Voiron est géré conjointement par la Mutualité française de l’Isère – MFI- et ADREA Mutuelle. Cette dernière est majoritaire dans le Conseil d’Administration.

La Mutuelle ADREA, présidée par Patrick Brothier, a décidé de vendre les cliniques mutualistes à un groupe privé lucratif.

Il s’agit là d’une décision purement mercantile qui fait fi de cet acquis de 60 ans d’histoire mutualiste de Grenoble. Elle piétine le long investissement de militants mutualistes locaux qui ont constamment œuvré à son développement et à son financement et ont fait que ce groupement est le deuxième par son importance sur le territoire national. Elle fait donc fi de la propriété collective de ces établissements.

Aujourd’hui le groupe hospitalier mutualiste de Grenoble est reconnu pour la qualité des soins qui y sont prodigués, pour ses plateaux techniques performants, pour de ses équipes l’interdisciplinarité de ses équipes, pour ses innovations, pour son inscription dans les partenariats locaux et il se caractérise particulièrement par son statut d’Etablissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif ( ESPIC) qui en fait un partenaire du CHU, ainsi que pour son service de soins non programmés –les Urgences.

Si ces cliniques sont vendues, il ne restera, après le Centre Hospitalier de Grenoble et des Alpes, que des cliniques privées lucratives, comme Belledonne et les Cèdres sans concurrence.

Dans ces conditions, cette décision de vendre est en contradiction totale avec la doctrine mutualiste qui préconise la différenciation avec les assureurs privés, notamment en créant ce type d’équipement de santé au service des mutualistes et de la population, ainsi que des réalisations sanitaires et sociales de soins et d’accompagnement pour tous tout au long de leur vie, sans discrimination et dans un total esprit de solidarité.

En signant cette pétition, réclamons le maintien sur l’agglomération grenobloise d’une réponse complémentaire au public et au privé lucratif indispensable pour tous les Grenoblois, notamment en termes d’accessibilité financière – non dépassement d’honoraires.

Une réponse qui maintien l’existence d’une structure sanitaire non lucrative, caractérisée par une gestion désintéressée qui ne rémunère pas d’actionnaires, qui est soucieuse de l’intérêt général, qui est ouverte au partenariat, une réponse qui opte pour une prise en charge globale et personnalisée des patients, une prise en charge de qualité innovante qui promeut la démocratie sanitaire.

Appelons l’ensemble des habitants du bassin grenoblois à signer cette pétition afin de préserver cette réalisation exemplaire."