Zoom sur la Papothèque

09/03/2014

ici-Grenoble : Comment est née la Papothèque ?

La perte d’autonomie et l’isolement sont des problèmes qui touchent près d’un quart des plus de 70 ans. Avec une population toujours plus vieillissante en France, ce phénomène risque de s’accroître dans les années à venir. Anouchka Michard a été auxiliaire de vie en maison de retraite, aide soignante en EHPAD et CHU, coordinatrice de soin en gérontologie, directrice d’agence d’aide à domicile. Pendant ces dix-sept ans, elle a constaté une recrudescence du rejet des personnes âgées. Son objectif, en créant la Papothèque avec une équipe de bénévoles, était de redonner une place aux capacités des personnes âgées. En effet, leur expérience et leur expertise peut être d’une aide prodigieuse pour les générations plus jeunes, dans la réalisation de leurs projets. De plus, le lien intergénérationnel est vital. Réintégrer les personnes âgées dans la société est donc une manière d’en améliorer la solidité dans son ensemble.

2. Quelles activités proposez-vous ?

La Papothèque, c’est comme une bibliothèque, mais pour papoter. La Papothèque dispose d’un café-restaurant (partie restaurant en création), d’un espace de rencontre tous publics, tous âges ouvert de 9h30 à 18h tous les jours en semaine. Les adhérents peuvent louer l’espace commun le week-end ou en soirée, un bureau de manière ponctuelle ou sur une plus longue période, ainsi que notre salle de réunion à l’étage. Plusieurs ateliers multi-générationnels et participatifs sont ouverts (Mandala, Do In, Djembé, Théâtre...) durant la semaine. Le descriptif détaillé se trouve sur le site : http://www.gaia38-asso.org/. Des professionnels du bien-être (psychologie positive, coaching, magnétiseur, hypnothérapie…) louent des bureaux dans nos locaux et payent une partie de leur loyer en temps consacré à la Papothèque (animation d’atelier ou conseils divers). Ils animent des ateliers mais peuvent également être sollicités en tant que professionnels. Nous organisons régulièrement des évènements en lien avec d’autres associations (France Alzheimer, DIJI, la MDH du quartier Mistral…). D’autre part, nous avons déjà reçu des dons de livre, de jeux de société et de matériel pour des travaux manuels que nous mettons à disposition des adhérents. Chaque personne qui le souhaite peut aussi proposer son activité au sein de la Papothèque ou juste venir boire un café pour échanger. À terme, nous avons le projet de monter une structure d’aide à domicile, « Maeva », respectueuse à la fois de ses salariés et des personnes qu’elle accompagne.

3. La Papothèque est-elle réservée aux habitant-e-s du quartier Lys Rouge ?

La Papothèque est ouverte à tout le monde, sans aucune distinction. Nous avons déjà des adhérents qui habitent dans toute l’agglomération.

4. Quels outils mettez-vous en place pour faire de la Papothèque un espace populaire, intergénérationnel et interculturel ?

Nous sommes situés au cœur du quartier Lys Rouge, dans lequel cohabitent de nombreuses cultures très variées. Nous voulons « faire de nos différences une richesse ». Nous sommes convaincu que la mixité sociale et la solidarité sont synonymes d’une société plus saine et dynamique. Dans l’espace commun de la Papothèque, comme dans nos ateliers, nous accueillons des personnes de tout âge et de toute origine. Notre équipe de services civiques et de bénévoles « Demain je m’invite chez vous » a comme objectif d’aller visiter les personnes âgées du quartier chez elle pour leur proposer de participer à nos activités ou à des goûters partagés que nous organisons ponctuellement. Enfin, nous organisons des évènements de rencontre à l’échelle du quartier, comme l’apéro Papotage d’octobre, où nous avions invité des habitants du quartier.

5. Pourriez-vous nous présenter plus en détails le projet "Anim'age" ?

Ce projet a été remplacé par le projet « Demain je m’invite chez vous ».

6. Quelles sont les conditions pour pouvoir accéder aux services de la Papothèque ?

Il suffit de payer une adhésion de 60 euros par an pour avoir accès à plusieurs activités et pour demander une réservation de salle ou de bureau. Pour ces dernières, il y a un tarif spécifique disponible sur le site internet : http://www.gaia38-asso.org/

7. Comment la Papothèque est-elle financée ?

Le modèle de la Papothèque allie la gratuité à la participation des adhérents dans une démarche mutualiste et solidaire.

8. Quels sont vos projets pour 2019 ?

Nous projetons d’ouvrir le restaurant de la Papothèque, et pendant toute l’année de poursuivre la coopération avec les autres acteurs du quartier, tout en consolidant nos ateliers pour accueillir d’autres participants.

9. Avez-vous des liens avec l'Alliance Citoyenne de l'agglomération grenobloise ?

Nous n’avons pas de lien avec l’alliance Citoyenne. Mais la prise de contact est en cours.