Pour un 1er mai féministe
Samedi 1er mai, pendant la manifestation interluttes contre l'état d'urgence permanent (départ 10h gare de Grenoble), un rassemblement féministe s'organise sur le trajet, à l'arrêt de Tram Condorcet, à l'appel du collectif "On arrête Toutes".
Voici l'invitation :
"Après une année de gestion désastreuse par le gouvernement de la crise sanitaire, les féministes, en colère et déterminées, ont de multiples raisons de prendre la rue et de marcher pour les droits des femmes ce 1er mai 2021.
On le répète : cette crise a mis encore plus en lumière le rôle fondamental des femmes dans la société. Elles ont tenu et tiennent à bout de bras la vie de tous les jours, elles sont aux avant postes des métiers indispensables de l’alimentation, de la santé, de l’éducation, des transports. Et pourtant, rien n’est fait pour elles. Pire, les maigres plans de relance vont aggraver les discriminations qu’elles subissent déjà. Des expert.e.s annoncent une régression de 30 ans sur l’égalité femmes hommes.
Malgré cela, Macron poursuit sa politique ultra libérale en parachevant la réforme de l’assurance chômage qui va soustraire plus de 2 milliards d’euros aux plus vulnérables, toujours majoritairement des femmes et des jeunes. Il poursuit sa politique d’étranglement des services publics, notamment à l’hôpital.
Des plans de licenciements s’annoncent déjà et les premières de corvée, surexploitées, surexposé-es aux risques de contamination ( caissières, femmes de ménage, femmes de chambre, auxiliaires de vie) seront les premières concernées avec les étudiantes, intermittentes du spectacle, etc.
Pourtant certains profitent bien de la crise : l’écart se creuse entre les riches qui continuent d’amasser des profits -la fortune des milliardaires français a augmenté de 170 milliards d’euros soit une hausse moyenne de 40 % en une année selon une note d’Oxfam, Attac. Tandis que les pauvres sont dans des stratégies de survie pour se nourrir, se loger, s’occuper de leurs enfants, etc.
En outre, le gouvernement refuse de renforcer l’accès à l’avortement en allongeant les délais légaux.
Il ne met toujours pas en œuvre une ambitieuse politique de prévention afin d’éradiquer les nombreuses violences sexistes et sexuelles qui sont de plus en plus dénoncées à la suite de MeeToo. Sans compter les nombreuses mesures à prendre pour protéger les femmes et enfants et enfin en finir avec les dénis de justice !
La loi « visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste », votée récemment, est insuffisante pour réprimer l’inceste et instaure une « prescription glissante » dont toutes et tous ne pourront pas bénéficier.
Trop de peu de moyens sont alloués pour traquer les réseaux de traite humaine qui prospèrent sur le terreau de la crise sociale. Dans les entreprises, celles qui dénoncent le harcèlement sexuel sont trop souvent pénalisées et risque de perdre leur emploi.
Les discriminations et les crimes racistes perdurent. Les sans papier-es, les migrant.e.s sont toujours pourchassé-es et persécuté-es.
Le gouvernement profite de cette crise pour restreindre les libertés, développer des mesures de contrôle et de répression violente de la population. Il sabote par sa loi
« Climat et résilience » les mesures nécessaires, prônées par la Convention citoyenne, pour combattre le dérèglement climatique.
Ce 1er mai 2021, Journée internationale de lutte s’inscrit sous le symbole de la Commune de Paris, dont c’est le 150ème anniversaire. La participation des femmes fut minorée et invisibilisée.
Organisons des cortèges féministes lors des manifestations du 1er mai pour dire stop à ces politiques sexistes, racistes et de régression sociale.
On Arrête Toutes, qui milite pour la grève féministe, sera dans la rue le 1er mai !"
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Voici également l'appel intersyndical du 1er mai :
"Partout dans le monde, le 1er Mai, journée internationale des travailleuses.eurs, des milliers de salariés.es, de privé.es d'emploi et de retraité.es, des étudiant.es et des jeunes descendront dans la rue afin d ' exiger la mise en œuvre de véritables politiques de progrès social.
En France, où la courbe du chômage ne cesse de grimper alors que celle du pouvoir d'achat continue de chuter, toute la population est appelée à se rassembler pour défendre nos conquêtes sociales et en gagner de nouvelles.
Avec la réforme de l’assurance chômage, le gouvernement fait le choix de sacrifier les plus précaires et les plus jeunes d’entre nous, ce n’est pas admissible. Rarement les travailleuses.eurs n’ont vu leurs droits remis en cause à ce point. Le gouvernement Macron met en œuvre méthodiquement la destruction des droits sociaux et des garanties collectives favorisant ainsi le renforcement de l’exploitation des salarié.e.s.
Car c’est un fait, les mesures prises par l’exécutif pour officiellement faire face à la pandémie protègent les intérêts des plus aisé.e.s au détriment des salarié.e.s et de l’ensemble de la population.
Cette année de crise sanitaire et sociale a mis en lumière les premier.e.s de corvée, majoritairement des femmes, des jeunes souvent précaires et toujours à bas salaires. Au-delà des discours de compassion, des applaudissements et des médailles, rien n'a été engagé pour revaloriser leurs salaires, leurs conditions de travail et d'existence.
Les actionnaires du CAC40, eux, n'ont pas renoncé à leurs dividendes. Contre les inégalités sociales, la mobilisation doit se poursuivre. Non seulement pour reconquérir nos droits individuels et collectifs mais aussi pour imposer des négociations sur les salaires, l’emploi, la santé, la retraite, l’éducation, les services publics.
Le 1er MAI, nous réaffirmerons que ce n'est pas d'un « plan de relance » dont nous avons besoin mais d'un plan de rupture avec les logiques du capital.
Travailleuse.eur.s, jeunes, retraité.e.s, nous ne sommes pas responsables de la crise économique, sociale et environnementale : nous la subissons ! Portons ensemble nos revendications :
– Hausse générale des salaires dans le privé comme le public et revalorisation des pensions et minima sociaux indexée sur les salaires ;
– Arrêt des plans de licenciements, réduction du temps de travail et embauche massive et statutaire ;
– Arrêt du pillage de la Sécurité sociale pour qu’elle puisse protéger à 100% contre les aléas de la vie (santé, retraite, chômage). Le retrait définitif de la réforme des retraites pour un système garantissant un départ à la retraite à 60 ans à taux plein ;
– Un plan d’urgence contre la précarité étudiante et fin aux politiques d’austérité dans l’Éducation et la recherche ;
– Renforcement de tous les Services publics ; abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique ;
– A travail égal, salaire égal ;
– Abandon de la réforme de l’assurance chômage.
Face au mécontentement populaire, le gouvernement impose l’état d’urgence permanent pour museler notre colère. Nous le refusons. Ce 1er mai sera également l’occasion de manifester notre refus des lois liberticides, notre refus de la criminalisation des militant.e.s.
Nous continuons d’exiger l’abrogation de la loi de sécurité globale, de la loi dite séparatisme, et des décrets sur le fichage pour délit d’opinion !"
Prenez votre masques et attestations, respectons les gestes barrières.
À 10h
Départ de la gare de Grenoble
