Police : Caméras algorithmiques à Moirans
L'info avait peu circulé jusqu'ici : la ville de Moirans s'est récemment équipée d'un puissant système de vidéosurveillance algorithmique pour sa cinquantaine de caméras installées depuis 2015.
Jugeant cette technologie opaque et illégale, l'association La Quadrature du Net attaque en procès la commune.
Vous n'avez jamais entendu parler de vidéosurveillance algorithmique ? Nous vous recommandons l'analyse de La Quadrature du Net : En quoi la vidéosurveillance algorithmique est-elle illégale ?
Pourquoi la ville de Moirans s'équipe-t-elle d'un système aussi puissant ? Nous vous recommandons l'enquête de Mediapart : Vidéosurveillance : Moirans, cité de la démesure
* * *
Rappelons que Moirans a rejoint la plateforme Technopolice.
Kézako ?
Reconnaissance faciale, police prédictive, surveillance en temps réel des réseaux sociaux, capteurs sonores, drones d'intervention...
Dans une cinquantaine de villes françaises, la police et les industriels de la sécurité expérimentent et déploient des dispositifs de surveillance inimaginables, avec des conséquences terribles pour les mouvements de contestation sociale présents et à venir.
Pour documenter de manière rigoureuse ces projets policiers, organiser et fédérer des stratégies de résistance, l'association La Quadrature du Net a créé la plateforme Technopolice.
Ce site internet présente une multitude d'informations bien organisées, des guides juridiques, des répertoires d'action, des forums de discussion, une cartographie détaillée, des outils de communication.
Cette action est soutenue par le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l’Homme et l'Union Syndicale Solidaires.
La ville de Moirans et son système de vidéosurveillance Briefcam ont rejoint la liste des "Smart Cities" documentées auprès de Nice, Marseille, Saint-Étienne, Paris, Toulouse, Lannion ou encore Valenciennes.
Pour découvrir les infos sur Moirans et la plateforme Technopolice, c'est ici.
