Communiqué suite à l'expulsion du Crédit Agricole
Mercredi 10 avril en fin d'après-midi, sur demande de la mairie de Grenoble, les forces de police ont violemment expulsé les occupant-e-s de l'ancien bâtiment du Crédit Agricole, avenue Marcelin-Berthelot, à côté de la MC2. Une militante du DAL Isère a été emmenée aux urgences.
Depuis le mardi 9 avril, pour demander le gel de toutes les expulsions dans l'agglomération grenobloise, le Front contre les expulsions et le DAL Isère occupaient cet immense bâtiment vide, propriété de la ville de Grenoble (des travaux sont prévus avant d’accueillir le CCAS de Grenoble).
Voici le Communiqué de presse du DAL Isère suite à l'expulsion, ainsi que les deux communiqués de presse expliquant l'occupation et des photos :
"Rien pour les locataires, les mal-logé.es et les sans-logis à part la violence de la police !
Les locataires, mal-logé.es et sans logis, en lutte avec le DAL et le Front Contre Les Expulsions, qui occupaient depuis mardi 09 avril l’ex bâtiment du Crédit Agricole, racheté par la Ville de Grenoble et aujourd'hui vide, ont été expulsés violemment par le propriétaire des lieux, la ville de Grenoble.
Malgré nos appels répétés à la préfecture, à la métro, et à toutes les communes de l’agglomération, aucun représentant de l’état ni aucun élu local n’est venu à notre rencontre.
Aucune négociation valable n’a été ouverte, aucune proposition de rendez-vous ne nous a été faite concernant nos revendications justes et légitimes, qui sont autant de raisons pour lesquelles nous avons été poussé-e-s à occuper ce bâtiment vide.
La seule réponse apportée est celle d’une d’expulsion très violente par la police que l’on sait extrêmement brutale en ces période de répression du mouvement social et populaire. Une militante âgée du DAL a été blessée et prise en charge par les pompiers tandis qu’une fillette, parmi d'autres, a été gazée pendant l’expulsion.
SUITE À CETTE VIOLENCE, NOUS APPELONS À PARTICIPER À LA MANIFESTATION DU SAMEDI 13 AVRIL 2019 POUR LA LIBERTÉ DE MANIFESTER, CONTRE LA RÉPRESSION, QUI AURA LIEU À 13H30 PLACE FELIX POULAT.
Nous voulons être entendus, nous voulons en urgence des rendez-vous demandés depuis des semaines à la préfecture, à la Métro et à la mairie de Grenoble.
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Nous continuons donc le combat afin d’obtenir :
- le maintien dans les lieux des locataires, en cours d'expulsion, dans l'attente de solution,
- le maintien dans leurs lieux d'hébergement des personnes et familles en CADA et hébergements d'urgence, tant que des logements stables et pérennes ne leur auront pas été attribués.
- Le maintien des familles sur le campement Courtade, dans l'attente du logement pérenne de toutes
- le maintien des occupant.es de bâtiments vides
- aucune personne à la rue, le relogement de toutes et tous
- l’application des lois DALO-DAHO et logement immédiat des bénéficiaires de ces dispositifs.
- des arrêtés anti-expulsion et anti-coupures de la part des municipalités, et leur soutien vis-à-vis des choix politiques du gouvernement en matière de logement, et de leur application par la préfecture de l’Isère.
Le Front contre les Expulsions et le DAL38"
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"Le Front contre les expulsions et le DAL38 occupent depuis ce matin une partie de l’ancien siège du crédit agricole à côté de la MC2, pour demander notamment :
- le gel des expulsions sur le territoire de la métro dans l’attente de leur relogement perenne,
- le maintien dans leurs lieux d’hébergement dans l’attente de leur relogement perenne,
- le maintien des familles sur le campement de Courtade dans l’attente de leur relogement perenne,
- le maintien des occupant-e-s de bâtiments vides dans l’attente d’une solutions pour ceux qui le veulent,
- la prise en charge et le relogement de toutes personnes à la rue dans les plus bref délais,
- l’application et le respect de la loi DALO/DAHO,
- la mise à disposition de logements publiques vacant, la délibération sur un arrêté anti expulsion et anti coupures d’énergies dans chaque communes , comme le demande d’ailleurs au niveau national l’ensemble des associations de défense des locataires.
La mairie, propriétaire du bâtiment, annonce vouloir porter plainte. Elle rencontrera demain matin à 8h la préfecture sans aucune garantie à ce jour pour les sans logis qui occupent les lieux, et les personnes expulsables de l'agglomération."

Pour en savoir plus sur les questions de logement, nous vous recommandons les dossiers d'ici Grenoble sur le mal-logement, le logement social, les personnes sans logement et les logements vides dans l'agglomération grenobloise et en Isère.



